Carole

Quels sont les vœux que tu adresses à nos collègues :
Quels collègues d’abord ? Parce que ça ne va pas être les mêmes pour tout le monde « rires ». Plus sérieusement si je dois m’en tenir à un discours général, je dirais, qu’en tant que fonctionnaire au service du public, en ce temps de crise, cela prend toute sa valeur et même si ce n’est pas facile il faut qu’on tienne bien le cap et la barre.

Depuis que combien de temps dans un syndicat ?
J’ai commencé par être élue dans les instances Commission réforme CPA au CASCL dans les années 2000 pour prendre le relai de ma mère qui y était depuis sa création et puis permanente depuis 9 ans.

Pourquoi ?
Parce que j’estime que le syndicalisme c’est un droit un lieu de libre expression où il est important que l’on puisse porter la parole des agents qui sont dans un système hiérarchique lourd et qui n’ont pas toujours le choix de leur interlocuteur.

Pour les permanents, parce que j’étais déjà depuis 20 ans dans la fonction publique, que j’ai assisté à la création de la CANCA, de la Métropole, vu passer plusieurs Maires, que j’avais une bonne connaissance du fonctionnement et qu’il me tenait à cœur de mettre mes compétences au profit des collègues qui en savaient moins. De plus j’y ai retrouvé de vieilles copines …

Dans quelles instances représentes-tu nos collègues ?
Il me reste le CT, CHSCT et jusqu’à sa modification, j’étais au CESAN.

Pourquoi il me reste ?
Parce que pendant près de 20 ans j’ai siégé en commission de réforme, ce qui m’a permis d’avoir non seulement des compétences mais une expertise que j’ai consolidée par le biais de formations en accident de travail notamment. Puis j’ai estimé en 2018 qu’il fallait que je transmette ce savoir plutôt qu’en garder le monopole, je continue cependant à accompagner nos élus et à leur transmettre toutes les connaissances que j’ai pu acquérir.

Qu’est-ce qui t’a le plus choquée cette année ?
C’est qu’il y a un fossé entre les fonctionnaires qui sont sur le front en toute circonstance, et ceux qui profitent du système. C’est de voir que pour certains qui ont la chance d’être en télétravail, ils sont plus à la télé qu’au travail …. Je considère qu’être fonctionnaire est une chance avec beaucoup d’acquis sociaux et des conditions de travail qui parfois restent à améliorer mais je suis choquée que certains soient plus là pour les acquis sociaux que pour la fonction publique.

Ce qui m’amène à une deuxième réflexion qui me chagrine, c’est que la réforme de la fonction publique plus précisément les primes, réduisent la capacité de pouvoir encourager les bonnes pratiques.

Quelles sont tes missions ?
En plus de l’étude des dossiers des instances, je participe à beaucoup de réunions sur les grandes pratiques comme la prévoyance, le RIFSEEP ….. et j’ai beaucoup été cette année sur le terrain qui était par le passé l’une de mes missions principales.

Pour moi le syndicalisme, c’est être représentant du personnel donc il est important d’apprendre à nous connaître.

Est-ce que cette première interview a été pénible ?
Non parce que les réponses ont été spontanées et que je n’éprouve aucune difficulté à parler de ce que je fais et des motivations qui s’y rattachent.

 

Élise

Élise FERRARI

Éduquée à participer à la vie locale, c'est dès l'enfance qu'elle porte les couleurs la Ville au Nice Basket Club et ski, natation et voile au GSEM. Adolescente bénévole dans au sein de centres de loisirs puis emploi jeune au sein la vie associative aux Moulins, c'est naturellement qu'en 1995, elle intègre l'administration pour un parcours atypique. Mère de 3 enfants, elle continue à s'impliquer de manière citoyenne en tant que secrétaire de Conseil de Quartier à Pasteur - puis le sport à nouveau où elle encadre les randonnées Nice By Night avec Nice Roller Attitude. Élue d'opposition en 2014 à TENDE, elle part y vivre et y assume un second mandat. C'est à la coordination des CHSCT que Force Ouvrière lui a offert d'exercer une activité professionnelle variée et motivante où elle s'épanouit.