CESAN : Une fin qui pose questions !

 

Elle a été à la base de la création du CESAN en 2010 avec le syndicat FO et en a été la Présidente pendant 8 années, Elodie Roux revient sur la disparition ou la refonte du Comité d’Entraide Sociale d’Actions culturelle et de Loisirs de Nice Côte d’Azur.

Elodie, tu as été la première Présidente du CESAN et à l’origine de sa création avec FO, peux-tu nous en dire plus ?

Lors de la transformation de la Communauté d’Agglo en Communauté Urbaine puis en Métropole, « tout cela en deux ans », l’ensemble de nos collègues étaient tendus par des transferts et de nombreuses mutualisations.

FO a alors écrit un projet que nous avons soumis au Maire Président, dans le but de rassembler et prendre soin de l’ensemble de nos collègues. Nous avions deux structures, l’une très vieillissante, l’autre dynamique et moderne, nous avons pris le meilleur des deux et créé le CESAN.

Quelles ont été les grandes avancées et les réussites du CESAN pendant tes mandats ?

Notre communication est devenue positive, la règlementation n’enfermait pas. Nous avons modernisé l’accueil par des moyens de paiement en espèces et par carte bleue, les guichets permettaient d’accéder à n’importe quelle action, ce qui était le cas au COS, mais pas au CASCL. Le plus important fut que le CESAN participe pour le foyer lorsqu’il s’agissait d’un voyage, avant cela l’aide ne se portait que sur LA personne, grâce à cela des familles dont au premier rang mono parentales ont pu accéder à des voyages, il y eut aussi le système de point pour assurer l’équité d’accès aux voyages.

Quelle a été ta plus grande satisfaction et ta plus douloureuse déception durant ces années de présidence ?

De toutes les satisfactions que j’ai pu éprouver, il y a cette collègue à 4h du matin, à l’aéroport, qui partait seule avec ses trois enfants pour Disney, elle s’avance vers moi et me dit, « Merci madame, vous savez juste prendre l’avion pour nous c’était inespéré » ou ce collègue qui me dit « Heureusement qu’il y a le CESAN car nous ne parlons aucune langue étrangère, sans vous nous n’aurions jamais osé voyager »

Deux évènements très douloureux, d’abord ce petit garçon dont les deux parents étaient des collègues, décédés tous deux, nous n’avons pas créé de statut pour les enfants de parents décédés, je ne décolère pas de cette infamie.

Le second, avoir perdu la distribution des cadeaux puis le Noël. Lorsque j’étais enfant, j’allais au Noël de la Mairie, dès mon entrée dans la collectivité je distribuai les cadeaux, j’étais heureuse lorsque j’étais Présidente, de dire aux enfants à quel point ils pouvaient être fiers de leurs parents car tout ce que nous faisions était pour les honorer.

Quels seraient, selon toi, les axes à améliorer pour l’action sociale d’aujourd’hui et de demain ?

Il est clair que sur certains sujets, le CESAN ne se renouvelant pas, il perdait du terrain.

J’aurais adoré mettre en place un kiosque de promotion des hôtels, Bistrots restaurants des communes de notre Métropole, de notre département, développer des partenariats avec de vraies offres.

J’ai espéré longtemps pourvoir au contraire de la disparition du Noël, créer des manifestations. Un criterium de Ski, un CANKAYAK (manifestation très appréciée de nos collègues de la CANCA) se terminant par une Garden Partie au Château, une journée patinoire pour les enfants, suivie d’une soirée boum ado, toujours à la Patinoire, et enfin à l’Opéra, une soirée spectacle avec repas, faite par nos Collègues pour nous. Notre Spectacle.

A ce jour, personne ne connaît encore la forme juridique du “Guichet social” promis par le Maire dans son courrier de vœux. Toi, tu ferais comment ?

Je ne connais aucune forme plus adaptée que l’association de loi 1901.

Enfin, qu’est ce qui est à souhaiter pour cette nouvelle année sociale 2022 ? 

Social, à ce jour ce mot est dévitalisé, sec.  Il ne sert plus à faire le bien. Le dialogue social n’a rien de plus social qu’il n’est dialogue.

Social est, ce : « qui lie, où l’on s’engage », « qui unit, qui tient en bon accord », « fait pour la vie en société, naturellement porté à la rechercher », « propre à une société, concernant une société », « vie des hommes en communauté organisée », « convention tacite réglant l’organisation de la société humaine »,  « science de l’organisation et du développement de la société » ,« relatif, par opposition à politique et à économique, à l’organisation des groupes et des classes dans la société, à leur mode d’existence et à leur développement »

En conclusion,

Je veux que mes collègues sachent, que les mandats qu’ils nous ont confié par les urnes en 2018, nous engagent à trouver des solutions.

Nous sommes persuadés qu’ils n’ont pas besoin de nous pour connaitre leurs propres problèmes, nous sommes là pour les accueillir les représenter.

Nos collègues ont sans doute besoin de POSITIF, de CONCRET et si nous devons avaler des couleuvres pour défendre leurs intérêts, nous le feront.